Le modèle de jouet Spekkens est un modèle de jouet simple conceptuellement introduit par Robert Spekkens en 2004, pour argumenter en faveur de la vue épistémique de la mécanique quantique. Le modèle est basé sur un principe fondamental: «si l`on a une connaissance maximale, alors pour chaque système, à chaque fois, la quantité de connaissances que l`on possède sur l`État ontique du système à ce moment-là doit être égale à la quantité de connaissances dont on manque.» [1] c`est ce qu`on appelle le «principe de l`équilibre des connaissances». Dans les limites de ce modèle, de nombreux phénomènes typiquement associés à des effets strictement quantique-mécaniques sont présents. Ceux-ci incluent (mais ne sont pas limités à) l`enchevêtrement, la non-commutativité des mesures, la téléportation, l`interférence, les théorms de non-clonage et de non-radiodiffusion, et les mesures nettes. Une grande partie des mathématiques associées à la théorie quantique a des analogues forts à l`intérieur du modèle de jouet, tels que la sphère de Bloch et les formes similaires de transformations. Le modèle n`est cependant pas une restriction de la mécanique quantique, car il y a des effets dans le modèle qui n`est pas présent dans la théorie quantique. La nature des mesures et de la superposition cohérente dans cette théorie donne également lieu au phénomène quantique de l`interférence. Lorsque deux États sont mélangés par une superposition cohérente, le résultat est un échantillonnage des États ontiques des deux, plutôt que les typiques “et” ou “ou”. C`est l`un des résultats les plus importants de ce modèle, car l`interférence est souvent perçue comme une preuve contre le point de vue épistémique.

Ce modèle indique qu`il peut provenir d`un système strictement épistémique. Le modèle de jouet Spekkens est conçu pour argumenter en faveur du point de vue épistémique. C`est, par construction, un modèle épistémique. Le principe de l`équilibre des connaissances du modèle garantit que toute mesure effectuée sur un système au sein de celui-ci donne une connaissance incomplète du système, et donc les États observables du système sont épistémique. Ce modèle suppose également implicitement qu`il existe un État ontique dans lequel le système se trouve à un moment donné, mais simplement que nous ne sommes pas en mesure de l`observer. Le modèle ne peut pas être utilisé pour dériver la mécanique quantique, car il existe des différences fondamentales entre le modèle et la théorie quantique. En particulier, le modèle est l`une des variables locales et non contextuelles, que le théorème de Bell nous dit ne peut jamais reproduire toutes les prédictions de la mécanique quantique. Le modèle de jouet, cependant, reproduit un certain nombre d`effets quantiques étranges et le fait d`un point de vue strictement épistémique; en tant que tel, il peut être interprété comme une preuve solide en faveur de la vue épistémique. Les mesures effectuées sur un système dans le modèle de jouet ne sont pas commutatives, comme c`est le cas pour les mesures quantiques. Ceci est dû au fait ci-dessus, qu`une mesure peut changer l`État ontique sous-jacent du système. Par exemple, si l`on mesure un système dans l`État 1 ∨ 3 dans la base {1 ∨ 3,2 ∨ 4}, on obtient l`État 1 ∨ 3 avec certitude. Cependant, si l`on mesure d`abord le système dans la base {1 ∨ 2, 3 ∨ 4}, puis dans la base {1 ∨ 3,2 ∨ 4}, alors l`état final du système est incertain, avant la mesure.

Il pourrait, mais le point est que c`est un modèle assez compliqué et réaliste (3 + 1 dimensions, tous les bons degrés de liberté, etc) et il convient incroyablement bien avec des expériences. Je ne pense pas que nous devrions penser à ce sujet en termes de définitions, et d`un modèle particulier étant ou ne pas être un modèle de jouet, mais plutôt c`est une question de l`esprit avec lequel un modèle est considéré. La question de savoir si un modèle particulier est un modèle de jouet en général est mal posée. Par exemple, un modèle de rupture de symétrie U (1) spontané en 2 dimensions peut être considéré comme un modèle de jouet pour la rupture de symétrie spontanée dans un contexte plus général, ou une théorie efficace plutôt réaliste dans la matière condensée.